Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 16:01

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Pour rire ce week end en famille http://www.megapolitique.com/

Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:13

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Alors que le monde numérique rentre dans une phase de tourments intenses avec des soubresauts totalitaires, il est temps de penser le numérique. Nouveaux savoirs, nouvelles ignorances ? Les enjeux culturels de l’usage des écrans et des réseaux numériques. C'est ce thème riche et vaste qui fut abordé hier soir à l'espace Mendès-France lors d'une table-ronde, placée dans le cadre du premier cycle Lire, écrire, penser et conserver dans un monde numérique.

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Le débat fut animé par Catherine Portevin de Philosophie magazine avec qui j'ai la chance d'officier également à Sorbonne IV dans le master « Conseil éditorial ». Présent également une figure incontournable de la diffusion numérique : Alain Giffard. Il est en effet directeur du groupement d’intérêt scientifique Culture & Médias numériques, il fut responsable de la conception de la bibliothèque numérique de la BnF et président de la Mission interministérielle pour l’accès public à l’Internet.

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Si pendant les 10 premières années du web, la consultation et la diffusion du contenu numérique était conditionné à l'utilisation de l'ordinateur, machine subtile et peu fiable nécessitant un apprentissage aussi fréquent que ses mises à jours, l'apparition des liseuses et des tablettes a complètement bouleversé l'accès aux contenus numérisés. 435 000 tablettes vendues en 2010 (sources GFK), 1 million à Noël 2011 et certainement plus de 3 millions en 2012, sont entrain de faire disparaître lentement mais sûrement le bon vieux PC des familles gris et austère.

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Placez une tablette entre les mains d'un enfant de 8 ans puis entre les mains de son papy, vous comprendrez immédiatement le succès de ce nouvel outil, intuitif, nomade, malin, léger, fiable et ludique. Tout y semble naturel et créatif, le savoir enfin accessible de manière fascinante. La tablette devient le compagnon de votre vie, votre savoir embarqué comme nous en avions rêvé, accessible, servile et inépuisable. La fascination pour cet outil, idéalisé au point d'en équiper les écoles après des années de « plan informatique pour tous », nous conduit à poser la question de l'accès au savoir, sa création, sa diffusion, ses interactions.

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Deux tendances s'affrontent face à la déferlante de contenus numérisés accessibles partout et tout le temps. La première vision sombre et dramatique, d'un oracle californien ; Nicholas G. Carr, fit sensation avec son article : « Est ce que Google nous rend idiot ? » En effet à force d'avoir des outils qui permettent d'accéder à l'ensemble du savoir du monde, est il encore nécessaire d'apprendre ? Sans doute que ce temps consacré inutilement à apprendre sur les bancs d'un lycée ou d'une université serait mieux utilisé pour consommer et pourquoi pas du savoir. L'Amérique consumériste à l'excès nous a déjà habitué à exploiter au mieux notre temps de cerveau disponible.

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La seconde vision, que je partage avec enthousiasme est celle de Michel Serres. Pour lui la nouvelle génération qu'il nomme affectueusement « génération Poucette » en référence à tout ce qu'elle peut faire avec les pouces (jouer, communiquer, créer etc) connaît actuellement la troisième grande révolution depuis l’avènement de l’Homme moderne. Une révolution façonnée par les nouvelles technologies.

 

 

« Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux grandes révolutions : le passage de l’oral à l’écrit, puis de l’écrit à l’imprimé. La troisième est le passage de l’imprimé aux nouvelles technologies, tout aussi majeure ». Cette génération va tout inventer et réinventer, comme une nouvelle forme de renaissance, que je constate au quotidien avec mes étudiants, les collégiens et les joueurs de jeux vidéos.
« Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! .

 

http://www.livre-poitoucharentes.org


Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 07:00

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« Le savoir est libre, nous sommes anonymes, nous sommes Légion, nous ne pardonnons pas, nous n'oublions pas »... disent ils en cœur, la moustache lissée, le visage caché d'un élégant masque de Vendetta. Ils sont invisibles et  invincibles, ils sont partout, ils sont libres et unis. Cette génération « Fight Club » sait plus que d'autres que l'union internationale fait la force, dans l'action, dans le combat, dans la lutte pour la survie numérique. Leurs actions sont remarquées et remarquables toujours orientées contre des sites ou institutions, ennemies des valeurs défendues par ce mouvement libertaire. Ils sont anonymes et populaires, nombreux et insaisissables, et se battent pour des valeurs et une vision libre et gratuite du Web. 

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Pour certains, c'est de l'anarchie pour d'autres de l'utopie, mais pour la jeune génération, c'est devenu un modèle de résistance et de démocratie. Comment ont-ils réussi en si peu de temps à déstabiliser et faire tremblez les institutions et les états ? Comment d'un mouvement de hackers en 2006 sommes nous arrivés à ce qu'une conscience collective se crée, toujours plus nombreuse, toujours plus vivace ? Si le Web est né d'un terreau fertile cultivé par les mouvements hippies des années 60, il s'est vite transformé en champ de bataille financier et en une jungle à réguler et contrôler. La première désillusion fut sans doute l'explosion de la bulle internet qui voyait la main mise du financier sur le numérique.

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Dans ces années là, les mots « Liberté, Gratuité, Partage » ne figurent pas au vocabulaire de Chine Lanzmann et de tant d'autres. Faire du fric, brûler du cash rapidement et facilement fut le leitmotiv des fondateurs avides de ces start-up. La désillusion chez les pionniers du web est totale. Surtout qu'ils seront les premiers à se retrouver sur le carreau avec des stock-options sans valeurs après l'explosion en plein vol de Lycos, eBazar, Spray et Newsfam. Ils deviendront Webmaster, community manager, Web documentaliste ou développeur. Leurs points communs : la solidarité, le partage de savoir, l'agilité, au service de leur passion : le web et la communauté. Ils seront embauchés dans les départements informatiques ou Web des grandes entreprises et institutions, découvrant le cynisme interne et la désinvolture devant leurs compétences.

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Si aujourd'hui, il est commun de dire que le Web est stratégique, et incontournable, ils sont encore très nombreux à rechigner y mettre les moyens. Les petites mains du Web sont souvent isolés dans de grandes structures, ou des micro entreprises. Un département Web d'une entreprise ne pourra jamais rivaliser avec un département marketing et communication, mieux doté et mieux considéré. Il faut faire avec les moyens du bord, avec des stagiaires et des logiciels libres pour continuer à répondre aux exigences toujours plus grandes des usagers. Le Web est encore trop perçu comme une affaire de Geek bidouilleurs peu coûteux et peu gourmands. Le mouvement des Anonymous leur offre une belle revanche. A la moindre attaque, au moindre débordement, ils font corps, et font reculer les plus grandes institutions.

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Ces révoltés numériques ont fait leur entrée médiatique par la grande porte lors de la fermeture du site d'échange MégaUpLoad. Après la proposition américaine de loi PIPA et SOPA, d'Hadopi en France, les débats sur les forums et sur Facebook laisse entrevoir d'autres ripostes et d'autres attaques ciblées. Les politiques tremblent devant cette masse incontrôlable et insaisissable et les entreprises commencent à regarder de plus près leur communication Web. Cette génération élevée au biberon de « Matrix » et de « Fight Club », sait s'agglomérer pour se défendre contre les rentes établies et les états policiers. Il faut désormais compter sur eux et avec eux pour préserver cette utopie des fondateurs du Web, Liberté, Gratuité, Partage...



Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 06:37

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http://www.chinefrancophonie.com/t1353-eric-leguay-geek-chinois

 

Par eric Leguay - Publié dans : Actualité
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Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 12:00

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Ce fut la semaine de tout les dangers, la semaine de la déclaration de guerre, la guerre des pixels, la guerre numérique. Le Web s'est imaginé et construit sur des idéaux de liberté, de gratuité et de partage, très loin des mécanismes de pensée d'Universal, d'Orange et de Lagardère. C'est cette guerre tellurique et fratricide qui vient de se déclarer. D'un coté, les industriels du contenus, de la musique et du cinéma, qui viennent de comprendre leur mortalité et de l'autre les usagers, citoyens, consommateurs acteurs du Web qui comprennent que la ficelle est un peu grosse. Entre les deux ; le politique, Ponce Pilate numérique, qui n'anticipe pas, ne prévoit pas, ne protège pas, ne tranche pas et prend des décisions au gré de la force de persuasion des Lobbyistes. 

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Techniquement tout peut se partager, s'échanger, légalement il y a le droit à la propriété intellectuelle. Aux états unis où le concept du Freeware est très populaire, cela a permis au Web de se déployer et d'apporter à tous des applicatifs ingénieux. Le développeur talentueux et débrouillard inventeur de ces petits applicatifs quotidiens n'est pas considéré comme un artiste et donc ne perçoit pas de droits d'auteurs. Ces développeurs  de l'ombre bridés pendant des années par la puissance écrasante de Microsoft, se sont rués sur l'OpenSource et le FreeWare, afin de se faire connaître et d'implanter leur talents dans nos machines. Ce modèle là a permis l’émergence de Linux, Firefox, OpenOffice etc. L'usager a vite compris son intérêt. Ce qui est libre sera donc gratuit.

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Si ce modèle fonctionne avec l'informatique dont les développeurs sont en prise direct avec l'outil de diffusion, il n'en est pas de même avec les artistes dont les moyens de diffusion sont plus larges, plus complexes et passent par des filtres d'éditeurs. Les artistes subissent donc de plein fouet cette déperdition de contenus diffusés librement sur les réseaux. Mais qui se soucie des artistes ? pas Hadopi qui protège d'abord les éditeurs et pas non plus PIPA et SOPA qui protègent les majors du cinéma. Car le paradoxe est là, un artiste veut avant tout être connu et reconnu avant de finir en pâture sur VOICI et GALA. Ces lois ne le protège de rien du tout car si le téléchargement illégal baisse en volume, cela n'augmente pas leurs revenus par la vente de CD ou de DvD. Le mode de consommation a définitivement muté vers du dématérialisé, sans que ne soit prévu un nouveau modèle économique. Le politique ignare en numérique n'a rien pu anticiper n'ayant rien vu venir.

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Pourtant la création des internautes a explosé dans la même période sans que cette création ne soit reconnue légalement comme un travail d'auteur (sauf sur les blog qui ont un statut d'éditeur). La création musicale est exponentielle, comme la création dans l'animation, la vidéo, la photo, la BD et l'écrit dont Hadopi tout comme les éditeurs n'ont cure. La guerre est donc déclarée pour forcer les états à trouver un moyen de rémunérer les artistes sans pénaliser, ni fliquer les internautes. La licence globale était une piste intéressante, la taxation des FAI, est une bonne idée, l'ouverture à la vente à bas prix de contenus une proposition à suivre. Les USA comme la France ont d'abord commencé par fliquer sans succès, 10 Millions d'euros par ans de coût d'Hadopi pour un maigre butin sur quelques dizaines de procès à venir.  

 

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Que celui qui n'a jamais téléchargé me jette la première pierre !!! sera ma conclusion de ce premier épisode guerrier. La bataille se poursuit mais je crains que la guerre ne soient perdue d'avance pour les éditeurs car si une plate forme meurt, une dizaine de nouvelles naissent immédiatement. Bientôt il faudra fliquer nos boites mails qui peuvent accueillir des fichiers de plus de 10Mo, et aussi nos clés USB qui pour 9 euros proposent 10 Gigas. Que dire de ces nouveaux artistes que le Web nous a permis de découvrir et qui ne passeront pas par la case Michel Drucker ? Nous sommes sur la faille, et sans aucune démagogie, il faudra pour s'en sortir accepter que le prix des contenus s'effondre mais que son mode de rémunération soit plus large et plus générique. A nous tous d'imaginer un autre modèle...



Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Gueule
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 18:03

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Bien que la date du jour ne soit pas un palindrome, Apple a annoncé au Musée Guggenheim de NewYork, le lancement de sa plate-forme e-book pour l'éducation. Apple a toujours été très présent dans le monde de l'éducation, depuis l'Apple II puis l'Apple IIGS en passant par ses solutions portables, l'entreprise de Cuppurtino a toujours misé gros sur ce marché. En premier lieu, il est évident qu'un enfant formé sur un système d'exploitation et sur du matériel fiable s'en souviendra, adulte, au moment de faire un choix. Ensuite en occident les enfants sont de plus en plus prescripteurs dans les achats de biens d'équipement. Les enfants font acheter la voiture, la console de jeu vidéo, la Tv stéréo 3D et bien évidement la tablette. Demandez à un enfant de 8 ans s'il ne rêve pas d'avoir une tablette un jour, bien avant un ordinateur.

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La tablette trouve tout naturellement sa place en classe comme une ardoise magique, plus accessible, intuitive et plus disponible qu'un PC vieillissant. La tablette sera certainement le nouveau cartable électronique que les oracles numériques nous prédisent depuis les années 80. Le « plan informatique pour tous » de Laurent Fabius en 1985 avait déjà en filigrane cette exigence, sans les moyens ni la technologie. Ce rêve se réalise, aujourd'hui, et de nombreux collèges s'équipent rapidement. Mais à quel prix, car ces tablettes sont chers, très chers, le double du prix d'un ordinateur. Pour une, fois la totalité des enseignements sont concernés par la numérisation du savoir. En lançant cette plate-forme, Apple prend encore une longueur d'avance en unifiant et simplifiant son offre.

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L'équipement est une chose, mais l'objectif est aussi de proposer des ouvrages numériques réellement interactifs. Les éditeurs ont donc un gros travail de préparation, d'adaptation, de diffusion et d'enrichissement de leurs contenus pour être un véritable outil au service de l'apprentissage. Si le cartable des élèves va s'en trouver allégé, qu'en est il du portefeuille des parents contribuables ? Qui va financer l’achat de ces tablettes ? Qui va financer la création numérique ? Qui va financer le transfert de contenus livresques en ouvrages numériques interactifs et intelligents ? S'il s'agit de générer un pdf tactile, cela est sans aucun intérêt, ni pour les enseignants ni pour les enfants. Ce que nous avons mis trop de temps à réaliser sur les encyclopédies, les bases de données, ne le ratons pas pour l'enseignement de nos enfants.

Par eric Leguay - Publié dans : C'était le Futur
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 10:28

Pour ma chronique dominicale, j'ai choisi un sujet polémique, politique et prolifique : le sexe. Je suis né et j'ai grandi dans les acquis de Mai 68, qui voulaient que l'éducation sexuelle entre à l'école et pour qui le mot masturbation n'était plus tabou à la télévision. La parole enfin libérée après des siècles d'étouffement religieux sur la sexualité était perçue comme une immense liberté de conscience et de jouissance. Ce n'était plus à l'église de régler ma vie sexuelle et sentimentale. La laïcité avait fait son œuvre bienfaitrice en détachant le sentiment religieux respectable et respecté, des conduites intimes. Nous ne culpabilisions plus sur nos pratiques hédonistes. Nous pouvions enfin parler de notre foi et de nos angoisses avec nos prêtres, sans rougir ou avouer dans l'isoloir nos pensées nocturnes.  

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Mais voilà, l'humain a horreur du vide et si le « curé » ne joue plus le rôle social du contrôle des « bonnes mœurs », il se trouve toujours, quelqu'un d'inspiré, pour combler ce néant d'un prêchi-prêcha nauséabond. Encore une fois c'est le numérique qui sert de scène à des ligues de bonnes vertus pour nous gronder, nous culpabiliser et rendre satanique nos pratiques numériques. Après le jeu vidéo, source de toutes violences, après le Web, source de tous les trafics, le téléphone mobile est le fruit de Sodome et Gomorrhe. Ils sont psychologues, sociologues, pédopsychiatres, et plus surprenant agence de communication et après avoir rangés au fond de leur poche, leur éthique et leur rigueur scientifique viennent sur les plateaux nous compter combien tout cela n'est pas beau. L'exécration du numérique est à son comble et comme ces apôtres de l'apocalypse, ils donnent l'illusion que dans le portable de chaque ado se cache un boxon. 

 

 

Aucune étude, pas de chiffres ni de données statistiques, rien que de la « Vox Populi » du « on dit que », de témoignages flous et la messe est dite, le porno se répand chez les ados. Le coupable ? Le téléphone portable. Vous pouvez culpabiliser parents d'avoir offert à Noël un smartphone à pomme, vous pouvez trembler gamins curieux. Ces curés ne vous sauveront pas, ne vous aideront pas, ils vous dénonceront, parfois même pour du pognon. Belle affaire que de découvrir qu'à 14 ans, un adolescent a soif de découvertes, d'expérimentations et que les hormones le grattouille au fond du caleçon. Les nouveaux curés sont nés, pas pour sauver nos âmes de pauvres pécheurs mais pour se vanter de passer à la télé. De ceux-la, il sera difficile de s'en débarrasser, alors qu'en famille il est parfois plus simple d'aborder le sujet sans dramatiser ni culpabiliser.

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Le paradoxe veut qu'aujourd'hui, les prêtres, les vrais, sont accessibles et numériques et que tout les sujets peuvent être abordés. La sexualité peut être débattu librement alors même que les prises de paroles du pape sur le préservatif et l'homosexualité sont critiquables et critiquées. Nos « curés » français ont la chance d'appartenir à un épiscopat plus ouvert et tolérant qu'avant. Pour finir cette chronique en éspérant que la nuit précédente, il faisait chaud sous vos couettes, j'entonnerai le refrain d'Alain Souchon, « J'veux du cuir : pas du peep show, du vécu. J'veux des gros seins, des gros culs. »



Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Gueule
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 09:16

Cela faisait bien longtemps qu'un grand quotidien national n'avait pas titré sur les dangers du jeu vidéo. Certes Le Dauphiné Libéré est un quotidien régional, mais l'attaque est frontale et illustrée. Deux jeunes adultes, dont l'un très blond, coupe de cheveux très dégagée autour des oreilles à la manière d'un norvégien devenu tristement célèbre, l'autre brun, français moyen. L'imagerie est banale et classique pour grossir le trait c'est plus pratique. Que lire à l'intérieur ? Que deux scientifiques Isérois, admirez la précision de la géolocalisation, apportent la preuve que trop jouer aux jeux vidéos rend dangereux. La belle affaire...

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Habillez deux personnes de blouses blanches, donnez leur un titre scientifique ronflant, enfermez des personnes dans une pièce et donnez leur n'importe quel exercice ; vous obtiendrez n'importe quel résultat. Ainsi par expérimentation pseudo scientifique on obtiendra n'importe le résultat souhaité.  L'Expérience de Milgram, avait en son temps prouvée ce procédé. Prenons un peu de recul, au regard du nombre de joueurs de jeux vidéos si ces jeux rendaient à ce point violent mais notre pays serait à feu et à sang. Que dire des pays d'Asie qui sont de gros consommateurs de jeux encore plus violents, le Japon n'est pas en guerre civil.

Par eric Leguay
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 16:16

 

Un gourou nous a quitté en 2011, un nouveau gourou est né en 2012. Keynote aujourd'hui, jour presque palindromique, 10-01-2012, pour annoncer les nouveaux forfaits téléphoniques de Free. La similitude avec les Keynotes d'Apple était totale, volontaire et assumer dans leur efficacité.Des tarifs révolutionnaires pour faire tremblée la concurrence qui a eu trop tendance à "s'entendre", je veux dire à collaborer sur ses tarifs...

Par eric Leguay - Publié dans : Actualité
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 17:48

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A partir de lundi, démarre à Las Vegas, le Consumer Electronic Show. Grande foire de la télé et du numérique, ce salon présente en avant première les révolutions technologiques des prochaines années. Ecrans plus que plats, plus que grands, écrans connectés au web, écrans souples, écrans tactiles, tout est fait pour préparer la fin de la télévision de grand-papa. Donc avant la iTV d'Apple et après l'échec de la Google TV, ce salon est à suivre pour savoir de quoi sera fait notre sapin de Noël prochain et s'il ne sera pas 100% coréen.

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Pendant ce temps en France, Loana, ratait son 6ième suicide, laminée, écœurée, ridiculisée et trahie par la télévision qui au fils des temps devint sa pire ennemie. Demain nos programmes seront gérés produits par nous même diffusés par YouTube , promue par Facebook et regardée sur une Apple TV. Sans doute que Cyprien remplacera Druker et Bref présentera les informations. Nos séries françaises étant si minables, nous ne regarderons plus que HBO. En attendant cela, vous pouvez éteindre votre téléviseur et retournez jouer...

2012 International CES, January 10-13





Par eric Leguay - Publié dans : C'était le Futur
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