Dès le premier pas posé sur le sol Chinois, l'affaire est entendue, l'escalator qui vous mènera au parking est allemand, comme la voiture officielle qui vous attendra, une Audi sans doute. Le TGV local est Allemand même s'il déraille, comme les ascenseurs et le métro et la majorité des biens d'équipements. Ici la démondialisation se décline en Allemande façon « Deutsch Qualität ». « VolksWagen » ne veut il pas dire « Voiture du peuple » ?
Si vous en doutiez, il suffit de regarder les destinations au départ de l'aéroport régional ou vous attendez patiemment, toutes les villes Allemandes sont représentées. D'ailleurs venant de Paris il est plus simple de passer par Frankfurt pour rejoindre Shanghai. Lorsque vous croiserez un occidental il est fort probable qu'il soit allemand, idem pour les touristes. Mais alors qu'en est il de la présence Française en Chine ?
La côte de popularité de la France est ici plutôt élevée malgré les fâcheries autour du Tibet, notre capital sympathie est à peine écorné. C'est certainement le mot Paris que l'on distingue le plus dans les grandes métropoles, pour y désigner le luxe, l'excellence, le bon goût et le raffinement. Cosmétiques, alcool, vin, design et mode font comme partout le plein, de marques hexagonales. Parce que nous le valons bien, l'Oréal est omniprésent et parfois unique représentant, dans les SEPHORA qui fleurissent dans chaque grand centre commercial.
Coté technologie, la guerre est perdue, l'Allemagne, la Corée, le Japon et les USA sont plus crédibles et mieux armés. Le seul groupe industriel encore visible est le groupe PSA avec Peugeot et Citröen qui arrivent réellement à concurrencer Volkswagen. Pour le reste c'est La Mode, La Mode, La Mode qui assure notre visibilité même si la production est sans doute locale. Cela ne suffira pas à redresser notre balance commerciale.
A coté de ce marquage à la culotte des grandes marques et enseignes on croise des références cocasses et attendrissantes de notre bon vieux pays. Le pain perdu de ce grand hôtel est forcement français, comme la devanture de ce marchand de vin mal inspiré dans l'ordre des couleurs de notre drapeau national. Pour la soif une petite bouteille d'évian vendue à prix d'or troublera à peine CocaCola. Enfin « le Français » comme langue la plus difficile à apprendre pour les Chinois, ne les empêchera pas de danser sur David Guetta.
Il nous reste encore un peu la culture et le cinéma pour percer à coté des productions Sud-coréennes ou HongKongaises. Sophie Marceau et Jean Réno restent des stars incontournables et Romain Duris l'icone romantique. Si vous demander à une jeune Chinoise son rêve, elle vous dira; se marier et passer sa Lune de miel à Paris, sur le pont neuf à voir briller la tour Eiffel. Que de clichés me direz vous, certes nous les véhiculons et les entretenons mais pour un pays de 60 millions d'habitants c'est pas si mal et même enviable par rapport à d'autres nations moins visibles.
Reste à profiter commercialement de cette notoriété et là ce n'est pas gagné, nous sommes même en panne d'idées. La prochaine fois que vous croiserez un touriste chinois, saluez le et remerciez le de venir un peu dépenser chez nous ce que nous avons fait produire chez lui.


A coté
d'exemples nationaux, un forum est l'occasion de voir l'évolution de programmes globaux comme ce superbe exemple de Digital Earth 2020 qui propose une cartographie complète de la terre et de ces
habitants d'ici 2020 avec un accès à toutes les statistiques de chaque pays. Nous revenons au sources du Web, dont les pionniers rêvaient à la constitution d'un village global, utopique mais
libéré des contraintes financières au service de citoyens libres. Si ce rêve est largement écorné par la réalité mercantile de site comme FaceBook ou Amazon, il subsiste encore de beaux projets.
En France le projet e-pharmacy est dans cette lignée : offrir du contenu scientifique expertisé.
