Samedi 16 juillet 2011 6 16 /07 /Juil /2011 18:47

Je suis l'chef d'une joyeuse famille,
Depuis longtemps j'avais fait l'projet
D'emmener ma femme, ma sœur, ma fille
Voir la revue du quatorze juillet.
Après avoir cassé la croûte,
En chœur nous nous sommes mis en route
Les femmes avaient pris le devant,
Moi j'donnais le bras à belle-maman.
Chacun devait emporter
De quoi pouvoir boulotter,
D'abord moi je portais les pruneaux,
Ma femme portait deux jambonneaux,
Ma belle-mère comme fricot,
Avait une tête de veau,
Ma fille son chocolat,
Et ma sœur deux œufs sur le plat.


eva-joly.jpg
Gais et contents, nous marchions triomphants,
En allant à Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, car nous allions fêter,
Voir et complimenter l'armée française


francois-fillon.jpg
Bientôt de Lonchamp on foule la pelouse,
Nous commençons par nous installer,
Puis, je débouche les douze litres à douze,
Et l'on se met à saucissonner.
Tout à coup on crie vive la France,
Crédié, c'est la revue qui commence
Je grimpe sur un marronnier en fleur,
Et ma femme sur le dos d'un facteur
Ma sœur qu'aime les pompiers
Acclame ces fiers troupiers,
Ma tendre épouse bat des mains
Quand défilent les saint-cyriens,
Ma belle-mère pousse des cris,
En reluquant les spahis,
Moi, je faisais qu'admirer
Notre brave général Boulanger.


defile_du_14_juillet.jpg
Gais et contents, nous étions triomphants,
De nous voir à Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, nous voulions tous fêter,
Voir et complimenter l'armée française.


Gay-Pride-Paris.jpg
En route j'invite quelques militaires
A venir se rafraîchir un brin,
Mais, à force de licher des verres,
Ma famille avait son petit grain.
Je quitte le bras de ma belle-mère,
Je prends celui d'une cantinière,
Et le soir, lorsque nous rentrons,
Nous sommes tous complètement ronds.
Ma sœur qu'était en train
Ramenait un fantassin,
Ma fille qu'avait son plumet
Sur un cuirassier s'appuyait,
Ma femme, sans façon,
Embrassait un dragon,
Ma belle-mère au petit trot,
Galopait au bras d'un turco.

 


Gais et contents, nous allions triomphants
En revenant de Longchamp, le cœur à l'aise,
Sans hésiter, nous venions d'acclamer,
De voir et de complimenter l'armée française.

EN REVENANT DE LA REVUE
(Delormel / Garnier, 1886)  Paulus



Par eric Leguay - Publié dans : C'était le Futur
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Mercredi 13 juillet 2011 3 13 /07 /Juil /2011 07:16

 

Pirates02

 

En cette période de grande piraterie numérique, il est bon de revenir aux sources terrestres. Si vous aimez les histoires de Pirates et si vous aimez la bande dessinée alors cet ouvrage publié aux édition làpart est incontournable. Plus qu'un recueil c'est une véritable encyclopédie que nous propose Philippe Tomblaine, qui après avoir autopsié Sherlock Holmes, part à l'abordage des pirates et des corsaires.

 

Philippe-Tomblaine.jpg

 

J'ai rencontré ce passionné de BD lors de mes interventions au CLEMI et depuis nous nous croisons régulièrement à Angoulême lors des universités d'été ou lors de conférences. Son œil pétille à la moindre évocation d'une bulle dessinée. Il sait transmettre avec beaucoup de modestie et d'envie sa passion pour ce monde d'animation fixe.

 

Pirates03.jpg

 

Dans le souvenir de chaque petit garçon résonne et résonnera toujours les noms mythiques et imaginaires de Barbe Rouge, du Capitaine Crochet et de Davy Jones. Il y aura toujours une bande de copains prêt à crier « à l'abordage ! » en sortant d'une boite en carton. Pirates, flibustiers, boucaniers et corsaires font partis de notre imaginaire et sont entrés dans nos gênes physiques et numériques.

 

Pirates01.JPG

 

Cet ouvrage de référence du monde de la flibuste sera pour la circonstance le guide non officiel de l’exposition « l’île aux pirates »qui se tient à Angoulême jusqu'au 2 octobre à la Cité de la BD. Venez en famille jouer aux Pirates et visitez cette exposition en repartant avec un morceau de l’île. Il est temps de montrez à vos enfant qu'il n'y a pas qu'aux caraïbes que sévissent des pirates, et comme le dit si bien notre Président « Quand on sait que deux tiers de la planète c’est la mer, on devrait l’appeler la Mer plutôt que la Terre »*

 

http://couverturedebd.over-blog.com/

 

* Extrait de l'allocution de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, à la ferme photovoltaïque agri solaire AKUO de Pierrefonds Saint-Pierre de la Réunion. Le mardi 19 janvier 2010. Source : site de la Présidence de la République.

Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 10:12

 

UniversiteEteBD-07.jpg

 

Participer à l'Université d'été de la bande dessinée d'Angoulême est toujours un moment intense. Pour ma seconde participation, la qualité des échanges, la passion des débats et la créativité ambiante étaient au rendez-vous. Puisque le sujet retenu cette année était la place de l'auteur, d'un point de vue créatif, juridique et relationnel avec son éditeur, la salle de conférence était tout naturellement remplie d'auteurs et de dessinateurs. De Belgique, d'Allemagne et de France, plusieurs éditeurs avaient également fait le déplacement en Charentes.

 

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A quoi reconnaît-on un auteur ? De BD de surcroît ? Au fait que pendant les débats, il gribouille, trace, dessine, croque, griffonne, noircit des pages et des pages de calepin. Rien d'étonnant à cela, c'est son moyen d'expression le plus naturel. Si pour vous le compte rendu d'une intervention peut se résumer en 5 lignes, ici un croquis sera plus efficace qu'un long discours. On aura donc beaucoup griffonné en trois jours. Comme à chaque fois, j'étais ravi d'être ainsi croqué, durant ma présentation par Meybeck, un auteur toulousain.

 

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Que l'on ne s'y trompe pas, une université d'été dans l'univers de la BD, n'est pas un moment placide et ronronnant, c'est surtout l'occasion de débats et de discussions combatives et de remarques cinglantes. Comme lorsque la représentante de Pôle Emploi est venue nous présenter le « Pays de OuiOui » alors que d'expérience, les personnes présentes avaient une toute autre vision des contraintes administratives « à la Française ». Je dois dire que, ce que je prenais pour de l'inorganisation de services dans les réponses farfelus faites aux étudiants, se révèle en fait être une démarche très bien organisée et huilée de dilution du problème.

 

meybeck.jpg

Revenons aux auteurs, dont le portrait fut difficile à cerner, qui se révéla en creux des autres débats. Seul et isolé, il se retrouve en Don Quichotte face aux moulins de l'édition, l'administration, la banque etc... La première révélation est que, plus qu'ailleurs, la paupérisation des auteurs de BD est flagrante et qu'il vaut mieux avoir un métiers stable et peu contraignant à coté pour pouvoir vivre et continuer à créer. Vivre de son talent et de son œuvre n'est pas évident mais cela ne décourage pas les plus téméraires. Le parcours du combattant pour espérer obtenir une obole est organisée pour être le plus rebutant possible, le discours façon « Bisounours » des innombrables et coûteux organismes d'aide à la création fut affligeant.

 

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Et le numérique dans tout cela ? Me direz vous ? Le papier c'est sympa mais plus trop dans l'air du temps ? Et sur iPad on fait quoi ? A vrai dire le numérique n'est pas encore en odeur de sainteté dans les allées de l'université. Du coté des éditeurs, la crainte est réelle, le web est perçu comme une menace, responsable de nombre maux. La présentation de la très ingénieuse plateforme Manolosanctis est révélatrice. Alors que cette outil Web 2.0 est un formidable tremplin pour des auteurs souhaitant la rencontre immédiate avec le public est assimilée à un grand fourre-tout niant le travail de l'éditeur.

 

UniversiteEteBD-02.jpg

Du coté des auteurs, il reste encore à faire un travail d'adaptation de leur créativité pour entrer dans ces nouveaux supports et dépasser ainsi le simple « flip page ». Est ce que le public attend vraiment l'arrivée de BD numériques ? Je ne le pense pas réellement. Ce support a sa légitimité et son engouement, d'ailleurs un participant l'a signalé avec justesse, « le papier est la valeur ajoutée d'une BD numérique ». Alors ne nous « noyons pas dans les rideaux » et continuons à dévorer ces bulles de papier...

 

http://blogbd.meybeck.net/

http://www.manolosanctis.com/fr

http://www.editions-delcourt.fr/

http://www.warum.fr/

Par eric Leguay - Publié dans : Actualité
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Mercredi 6 juillet 2011 3 06 /07 /Juil /2011 07:19

Toujours très inspiré, Alain Delon, fraichement empétré dans une affaire de coup de feu impliquant son rejeton, déclara sans rire «  Avec les jeux vidéos ultraviolents, Facebook, Internet et tout le reste, nos enfants vivent en permanence dans le virtuel. […] Ensuite, ils sont brutalement rattrapés par la réalité. […] La finalité de cet abrutissement, c'est le commerce. On est toujours responsables de ses gosses, mais la société l'est aussi ? ". Moi qui pensais commencer les vacances, l'esprit libre enfin débarrassé d'un énième croisade pour férailler contre les anti-numériques de tout poil. Me voici reprenant mon e-ink pour répliquer.

 

Borsalino-alain-delon.jpg

 

Il est évident que Monsieur Alain Delon, si subtilement caricaturé par les Guignol, fut un modèle de pacification pédagogique. Un extrait de sa filmographie montre de tout évidence, qu'il est un apôtre du pacifisme, un chantre de la non violence. *Rocco et ses Frères, Borsalino, le Samouraï, le Clan des siciliens, il était une fois un flic, Big Guns, Flic story, Mort d'un pourri, Attention les enfants regardent, Trois hommes à abattre, Le battant, Ne réveillez pas un flic qui dort, Fabio Montale, sont de toute évidence à ces yeux de gentilles bluettes innocentes à coté des horribles, Lapins crétins, Angry Birds et de Twitter. Imagine-t il un instant avoir pu inspirer un jour un enfant ? Un ado en mal de père ? Ou ses propres enfants ?

 

frankriva.jpg

 

A peine ma plume numérique refroidie que déjà les médias s'emballent. Comment ? Un enfant de 10 ans ? A poussé un autre dans l'eau ? Pour un jeu Vidéo ? À Valenciennes ? A 14 ans, il ne savait pas nager ? Vite Nadine Morano, à l'aide, que l'on construise immédiatement des bûchers, que l'on dresse des potences, que l'on jette au feu ces jeux impies, que l'on passe à la « question » les joueurs, que l'on monte des tribunaux pour accueillir l'inquisition . Au secours esprit des Lumières... revenez souffler sur ce pays...

 

Alain Delon > Filmographie - AlloCiné

* Les films cités sont garantis 100% violents, contenant des armes à feu faites pour tuer et ayant comme acteur principal Alain Delon.

Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Gueule
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Lundi 4 juillet 2011 1 04 /07 /Juil /2011 09:00

UnicEteBD03.JPG

 

Du 6 au 8 juillet, la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image organise l’Université d’été de la bande dessinée. C'est un rendez-vous incontournable pour se rencontrer, échanger et enrichir son savoir-faire et ses connaissances au contact des autres. Pour cette cinquième édition, l’Université d’été de la bande dessinéesera plus pratique et plus proche de la création, en mettant l’Auteur à l’honneur. « Celui par qui l’histoire commence » sera au cœur des débats…

 

UnicEteBD02.JPG

 

Le numérique c’est fantastique, le numérique c’est interactif mais sous influence créative d’autres formats de création. On pense naturellement au cinéma, à la littérature mais on oublie souvent la bande dessinée comme source d’inspiration de la création numérique. Je viendrai, jeudi, présenter quelques exemples parmi des créations d’élèves de l’ENJMIN, de Gobelins, de l’Université de Poitiers, pour le prouver..

 

http://www.citebd.org/spip.php?article2578

 

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Par eric Leguay - Publié dans : Actualité
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Samedi 2 juillet 2011 6 02 /07 /Juil /2011 07:08

 

 

Pour clore cette série célébrant les 20 ans du département Multimédia de Gobelins, attardons nous sur cette fin du XXième siècle, où les grandes fiertés de la France se nomment Airbus, Ariane, TGV et Minitel. Ce réseau embryonnaire initiateur d'internet, installa dans l'esprit des Français, l'idée de pouvoir de chez soi, accéder à des services pratiques et également réaliser des achats en ligne bien avant le e-commerce. D'abord en test dans l'ouest de la France, le Minitel se généralisa pour atteindre plus de 3 millions de connectés à des services simples, bon marchés et sécurisés.


Minitel.jpg

 

Ce fut surtout la grande fierté des ingénieurs de France Télécom, fleuron du service public, que d'offrir une informatique centralisée accessible par des terminaux de saisie. Dans les années 80 puis 90, trouver une adresse, un numéro de téléphone, acheter son billet de train, commander à La Redoute, discuter sur un Forum ou trouver sa moitié se fait tout naturellement sur le Minitel. Le 3615 précède systématiquement chaque marque, enseigne ou service à la manière du « dot com » dix ans plus tard. Nous semblions nous satisfaire de l'absence d'image, de la lenteur d'affichage ou de l'impossibilité de sauvegarder, quoi que se soit mais l'usage était simple et le boîtier gratuit. Une économie florissante à coup de page écran et de Minitel Rose se mit en place et le secteur s'affubla du nom de « télématique ».

 

 

Si à cette époque vous étiez cadre ou commercial dans le secteur informatique vous rouilliez en GOLF ou en 205 mais toujours en GTI. Pour parfaire votre panoplie vous aviez dans votre auto un RadioCom 2000. Ancêtre du téléphone portable distribué par la « Société Française de Radiodiffusion » (SFR) vous pouviez frimer au volant tout en téléphonant. Le GSM était plus que balbutiant et il faudra encore attendre. En 1992 après les bottes en caoutchouc, NOKIA se lança dans la téléphonie mobile et entra au NASDAQ en 1994. Dès lors la téléphonie mobile est lancée et son succès est mis en orbite.

 

Bi-bop02.jpg

 

En France, c'est ITINERIS de France Télécom qui en 1992 offre les premiers services de téléphonie mobile GSM. C'est à l'époque un réseau encore très faible, une couverture très aléatoire et un service effroyablement coûteux. L'abonnement sans communication est facturé 190 Frs par mois (28 euros) et 2 frs la minute (30 Cts d'euros). Téléphoner est le seul service proposé et la consultation de sa messagerie est payante. Les usagers feront un pied de nez aux opérateurs en continuant à envoyer des sms et texto moins coûteux. Il faut dire que Tam-Tam, Tatoo et Kobby connurent un incroyable succès surtout chez les tribus de jeunes urbains (3 frs le message de 80 caractères sans abonnement).

 

Bi-bop03.png

 

Parfois le génie français de nos ingénieurs dérape à la manière surréaliste de Boris Vian. En 1991 France Télécom lance un « terminal mobile de radiocommunication téléphonique » économique nommé Bi-Bop. Sa particularité: vous ne pouvez qu'émettre et pas recevoir d'appels et pour fonctionner vous devez vous tenir sous un poteau ayant un autocollant Bi-Bop spécifique. Vous ne me croyez pas ? levez les yeux, ils reste encore des autocollants un peu partout en ville. Téléphones intelligents et internet embarqués sont la norme aujourd'hui pour offrir toujours plus de services nomades, géolocalisés et intuitifs. désormais il y a forcément une application pour ça... 

Par eric Leguay - Publié dans : C'était le Futur
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 18:07

Poitiers en plein travaux d'embellissement accueillera demain, la 3e édition des Rencontres du numérique. Près de 200 professionnels de la filière TIC en France sont attendus à cet événement de portée nationale, orchestré par le SPN en lien avec France IT, le « réseau de réseaux » dédié aux technologies de l’information et de la communication.

 

PoitiersNumerique.jpg

 

À l’occasion des Rencontres du numérique, de nombreux experts et professionnels seront présents tout au long de journée qui s’articulera autour de trois temps forts :

• La matinée sera entièrement consacrée au business, avec la convention d’affaires du réseau France iT. Près de 200 participants se rencontreront en face à face lors d’un « speed dating économique » rythmé par 1000 rendez-vous d’affaires de 15 minutes chacun. L’occasion pour ces professionnels de nouer des relations d’affaires et étendre leur réseau.

• L’après-midi fera place à six ateliers animés par des experts. Plusieurs thèmes seront passés en revue : l’open data, le cloud computing, le social business, le nomadisme et terminaux alternatifs, la gamification, le développement Durable 2.0.

• En fin de journée, la conférence de clôture, sera animée par le philosophe Michel Puech, sur le thème « Innovation technologique et rénovation éthique.

 

 

http://www.rencontres-numerique.fr/

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Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 12:23

Sous la torpeur étouffante d'Angoulême belle cité endormie. Sous le calme apparent du fleuve Charentes nonchalant, se dessine au pixel prêt le futur du jeu vidéo français. La promotion des premières années de l'ENJMIN a présenté cette fin de semaine, ses réalisations interactives et ludiques devant un parterre curieux, experts et critiques. Années après années, l'objectif est de pousser encore plus loin les limites de la créativité et de l'expérience interactive.

 

 

Pour vous faire saliver, j'ai retenu avec enthousiasme, parmi une sélection d'un très haut niveau, trois expériences, touchantes, bluffantes ou époustouflantes. La première « Va-t-en-Guerre », basée sur le principe de ZEUS, dieu des dieux, est de vous faire diriger vos troupes en jetant vos éclairs de fureur. Car demain nos images envahiront sols, murs et plafonds pouvant ainsi accueillir ce genre d'expérience. D'un jet de lumière numérique, vous pourrez conquérir des territoires ou punir vos troupes, Napoléon en aurait rêvé.

 

 

Dans la surenchère graphique et immersive nous avons tous été littéralement abasourdis par la qualité de réalisation du projet Asterion. Un intrusion 3D temps réél, poétique et grave dans le dédale du Minotaure avec à la clé une fin métaphysique et troublante. Superbe pied de nez à ceux qui pensent encore que le jeu vidéo est sans culture. A quoi bon vouloir échapper à son destin ? à quoi bon vouloir sauver la bête ? A quoi bon vouloir sortir du labyrinthe ?

 

 

Certes ces projets sont souvent guerriers et virils et n'ont pas pour objectif de faire pousser des fleurs mais bien la destruction de monstres ennemis ou de planètes hostiles. Pourtant dans le genre fun et distrayant, je retiendrai le projet JUICE. Comment renouveler avec humour le bon vieux jeu de flipper sur un Paddle révolutionnaire à la sauce Leroy-Merlin. Car comme le disait si bien Corinne Charby, « Et j'vis comme une boule de flipper, Qui roule, Tous mes beaux châteaux d'Equateur, S'écroulent, Et j'vis comme une boule de flipper, Qui roule, Capitaine d'un bateau chanteur, Tu coules... »

ENJMIN- Ecole Nationale du Jeu et des Medias Interactifs Numériques

Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 13:18

Si le Multimedia rentrait dans les foyers ? C'est le pari un peu fou que les industriels tentèrent d'imposer comme PHILIPS ou SONY. L'industrie du loisirs étaient en plein essor et celle des loisirs numériques à peine émergeante. Dans cette course à la modernité deux standards se livrèrent une guerre sans merci. A droite le compact Disk Interactif; CD-i de l'alliance Philips/Sony et à gauche le CD-Rom informatique.


cdi_490.jpg

 

L'un se connecte à un téléviseur couleur et se pilote avec une télécommande tandis que l'autre se branche à un ordinateur onéreux Mac ou PC et se pilote à la souris. Il fallait rapidement choisir son camps, l'un est bon marché et permet aussi de visionner des films en MPEG2, l'autre est pratique car enregistrable avec une capacité de 750Mo. Les écoles françaises seront équipés de CD-i et les entreprises de CD-Rom, quant aux particuliers, ils oscilleront au gré des annonces et des promotions.


Expo.JPG

 

C'est l'édition de contenus qui fera la différence. En 1995, les éditions Montparnasse et la RMN éditèrent le CD-rom « Louvre, Peintures et Palais » réalisé par INDEX+. 200 000 exemplaires la première année, seront vendus, plus que le nombre de lecteurs CD-rom installés. Ce fut un cas d'école de « l' exception culturelle française ». Il venait d'être adoubé comme le moyen incontournable de diffuser des contenus multimédias interactifs sur support unique. Largement inspiré de la série « Palette », documentaire ingénieux et infographique, le Cd-rom « Louvre » rompait avec les bases de données classiques, en proposant une navigation intuitive, animée, séduisante et réellement interactive.


LouvrePeinturePalais.jpg

 

Il deviendra le modèle des développements multimédias futurs, proposant ainsi une nouvelle écriture interactive, intelligente et plaisante. Le succès inattendu généra une nouvelle économie d'édition multimédia, qui tenait chaque année salon au MILIA de Cannes. Le CD-rom venait de remporter la guerre contre son rival CD-i sans se rendre compte qu'une nouvelle révolution technologique allait à son tour tout bouleverser.

Par eric Leguay - Publié dans : C'était le Futur
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Dimanche 19 juin 2011 7 19 /06 /Juin /2011 11:25

Il nous restait à peine 10 ans avant l'an 2000. 10 ans de folles découvertes technologiques pour nous assurer une entrée fracassante dans le XXI ième siècle. Si les ordinateurs gris des années 80 et leurs logiciels bureautiques avaient envahis nos bureaux, ils allaient enfin céder la place à des stations de travail multimédias, plus colorées et acidulées dans les agences en vogue du 92. Gobelins, l'école de l'image fête les 20 ans de son département multimédia, l'occasion d'une exposition.

 

 

Le numérique gagnait chaque jour sa place, des disques durs de 80 Mo jusqu'au CD-Rom de 750 Mo donnaient l'ivresse de capacités infinies. Le Giga octet ne fit son apparition qu'en 1998. Station d'acquisition avec un scanner à plat pour numériser les pages de textes déjà imprimées, puis numérisation de diapositives provenant des agences photos étaient le quotidien de beaucoup de services de communication. Les écrans cathodiques n'étant pas encore plats, ils permettaient déjà une vision stable en millions de couleurs 32bits.

 

20ansMultimedia01.jpg

 

Leur taille grandissante offrait un environnement de travail confortable mais dégageait une chaleur insupportable dans une salle de cours. Juste avant l'arrivée de l'internet et du Haut débit, il fallait encore commander un coursier pour envoyer à l'agence une « Syquest » de 44 Mo contenant les fichiers images pour impression. Car c'est bien le secteur de l'image et bientôt du multimédia qui allait faire exploser la demande. Des machines toujours plus puissantes, et toujours plus coûteuses comme le Macintosh IIFx à 9 900 US$, puis le Power Mac G4, traitaient enfin des images Haute définition, du son MP3 et timidement de la vidéo MPEG.

 

20ansMultimedia02.jpg

 

La chaîne de production graphique venait d'accueillir, pas toujours à bras ouverts, ce petit génie à la pomme croquée. Dans cette décennie, des logiciels seront les phares du développement graphique et multimédia. Au coté de l'incontournable Xpress et Illustrator dédiés au Print arriva en force, PHOTOSHOP pour le traitement image et MacroMédia Director pour leur mise en animation. Le langage de programmation associé LINGO allait rapidement servir de base à la programmation interactive. La programmation objet venait de faire son apparition suivant ainsi les traces d'HYPERCARD. Nous pouvions enfin cliquer sur des textes et des images pour lancer des animations et accéder à des bases de données illustrées.

 

20ansMultimedia03.jpg

 

La demande grandissante d'images animées, « d'images de  synthèses » comme on disait à l'époque poussa beaucoup de jeunes créatifs à investir la communication, le jeu vidéo, l'architecture, la publicité, la French Touch musicale, l'éducation et bientôt la télévision pour montrer leur talent. Techniquement tout se mettait en place, « l'informatique pour tous » slogan des années 80 devenait une réalité pour beaucoup d'entre nous. C'était sans compter sur l'apocalyptique farce du « Bug de l'an 2000 » qui fit un temps douter de cet avenir informatique radieux. Le bureau deviendra nomade grâce au PC portable comme plateforme de création et de diffusion multimédia. La révolution Web allait jalonner la décennie naissante pour entrer dans l'ère de la convergence numérique. 

Par eric Leguay - Publié dans : Coup de Coeur
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